Musée du Chateau d'Argent

Janvier 2018 - Réflexions bibliques

 

Château d’Argent
 
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22 janvier 2O18  -  Réflexions bibliques.
 
 
 
Genèse 1/29-31 (récit sacerdotal) :
« Et Dieu dit : Voici je vous donne toute herbe portant de la semence et qui est à la surface de toute la terre, et tout arbre ayant en lui du fruit d’arbre et portant de la semence : ce sera votre nourriture.
Et à tout animal de la terre, à tout oiseau du ciel, et à tout ce qui se meut sur la terre, ayant en soi un souffle de vie, je donne toute herbe verte pour nourriture. Et cela fut ainsi.
Dieu vit tout ce qu’il avait fait ; et voici, cela était très bon. »
 
D’après le premier récit de la création (source sacerdotale), l’être humain et tous les êtres vivants reçoivent de Dieu comme nourriture exclusivement des végétaux.
Le commandement « Tu ne tueras point » (Exode 2O/13et //) doit être compris à la lumière de ces prescriptions alimentaires de Genèse 1, qui ne font état d’aucune consommation de viande ni de poisson, excluant la mise à mort d’un être vivant pour servir de nourriture.
 
C’est ainsi que les choses doivent être, dans l’esprit du Créateur.
Après la Chute, tout est perverti et ne peut plus être considéré comme règle de vie.
 
 
Genèse 2/9  (récit jahviste) :
« L’Eternel Dieu fit pousser du sol des arbres de toute espèce, agréables à voir et bons à manger, et l’arbre de la vie au milieu du jardin ».
 
Au centre est un arbre. Il est le centre de la vie. Le verger ou la forêt, symbolisés par cet arbre, sont les sources de la vie sur terre et ne doivent pas être détruits.
 
 
Genèse 2//15 :
« L’Eternel Dieu prit l’homme, et le plaça dans le jardin d’Eden pour le cultiver et pour veiller sur lui ».
 
La vocation de l’homme est de cultiver et respecter la terre. Le verbe hébreu « schamach » veut dire : veiller, garder, préserver.
 
 
Genèse 2/17 :
« Tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras ».
 
Il y a un autre arbre dont il est question, à côté de l’arbre de la vie : c’est l’arbre de la connaissance du mal.
« Connaître », en hébreu, c’est avoir du contact, expérimenter.
La phrase : « le bien et le mal » est une expression collective dont le sens est négatif. Il s’agit en fait de la connaissance du mal.
 
Le fil conducteur de ces quatre citations de la Genèse, c’est la préservation de la vie et de la beauté de la création. Prendre garde à la vie et ne pas tuer, ne pas détruire, ne pas faire le mal,  car c’est source de mort.
 
La mort, dans ces deux récits de la Création, n’est pas programmée. Il n’est pas question de mort dans l’œuvre du Créateur. La mort ne sera que la conséquence du mal.
Ce qui est au centre de la volonté du créateur, ce qui est au milieu du jardin, c’est la vie. La vie « vivable », résultant de la vigilance et de la préservation de l’homme, jardinier de la terre.
 
Danielle Vincent.